Les grands artisans l’appelèrent toujours maître, il n’en fut aucun de plus savant ", affirme l’épitaphe célèbre d’un charpentier arlésien (CIL XII, 722). Reconnues par ses pairs, ses connaissances techniques devaient également transparaître dans ses réalisations disparues.
Si toute production – matérielle et immatérielle – est le fruit de la mise en œuvre d’un savoir, acquis par apprentissage et constitutif de l’identité sociale de ses détenteurs, il est possible d’éclairer l’artisanat romain sous un jour nouveau.
Croisant les approches, confrontant l'archéologie des techniques et l'histoire du travail, les contributions rassemblées dans cet ouvrage pluridisciplinaire ambitionnent de procéder à une redéfinition des notions d’artisanat et d’artisans moins fondées sur les types de productions que sur la connaissance et la maîtrise de gestes spécifiques à chaque métier.







